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Petit pays avec un grand potentiel

Ce petit pays d’Afrique orientale, comptant 900.000 habitants sur  une superficie de 23.300 kilomètres carrés, tire adroitement bénéfice de sa position geographique exposée au sein de la corne de l’Afrique.

(Traduction de l'article de Rainer Schubert dans Business and Diplomacy.) 

 En dehors de la production du sel dans la region du lac Assal, ce petit pays pauvre et volcanique n´as pas de ressources minières. Ce dernier représente un paysage attrayant, étant le point le plus bas de l’Afrique, 150 mètres en dessous du niveau de la mer avec une teneur en sel plus haute que celle de la mer Morte. Il y a à peine de la production industrielle (dix pour cent du PIB), l’agriculture contribue au PIB avec à peine quatre pour cent. Il reste le secteur tertiaire qui représente quatre-vingt pour cent du PIB. La direction de l’Etat et de l’Economie joue avec ce potentiel d’une façon particulièrement intelligente. Avec l’ouverture du canal de Suez, cet endroit situé au détroit de Bab-el-Mandeb, sur la route de l’Asie vers l’Europe, devenait essentiellement important pour le commerce transocéanique. C’est à cause de cela que la France s’est implantée là-bas en 1862, face à la ville britannique d’Aden (Yémen). Au bord d’une des plus grandes voies maritimes du monde, cette importance n’a pas diminué jusqu’aujourd’hui. Pour cette raison, l’Allemagne dont les armateurs gèrent un tiers de la flotte mondiale des porte-conteneurs, y a ouvert en 2010 une ambassade comme seul pays de l’UE à part la France. Depuis, de nombreuses visites mutuelles au niveau ministériel ont eu lieu. La situation côtière exposée mène à ce que la logistique et surtout l’économie du port sont au premier rang de l’offre de services djiboutien. Il est utile dans ce contexte que suite à l’indépendance de l’Erythrée en 1993, l’Ethiopie n’aie plus de façade maritime. Par conséquence, le Djibouti est son accès principal à la mer, réalisant à peu près 85 pour cent du commerce extérieur éthiopien. Les chiffres de rotation soulignent le rôle du Djibouti comme plaque tournante : Plus que la moitié de toute cargaison est de la catégorie « Transshipment », c´est à dire du transbordement, la plupart du temps faisant la navette. entre les deux pays.

Port essentiel de l’Afrique orientale

En plus du port traditionnel qui est conçu pour le transport de produits de toutes sortes, de bétail vivant, de conteneurs et qui porte le certificat ISO (capacité : 350 000 EVP), en 2009 le port à conteneurs de Doraleh, beaucoup plus grand et à petite distance, est entré en service. Celui-ci est un joint-venture du gouvernement djibouti en et du DP World de Dubaï qui ont conclu un contrat  de management de 20 ans. Avec huit portiques de manutention, ce port affronte des navires post-Panamax avec un tirant d’eau de 18 mètres. 1050 mètres de longueur de quai sont disponibles, pour 2014 on attend un transbordement de 820.000 EVP. Le port peut affronter 1,6 millions EVP, comme nous révèle le président-directeur général Nawaf Nassir Abdullah au cours d’une visite. Aujourd’hui déjà, le port de Doraleh est le port le plus moderne et le plus grand de toute l’Afrique orientale – et le plus rapide, car ouvert nuit et jour. Seulement à Mombasa au Kenya il y a le prochain port de mer notable. Et des dispositions sont prises : En 2016, un accroissement de la capacité jusqu’à trois millions EVP doit commencer. Pas seulement des colis de détail sont transbordés au Djibouti, il existe aussi un port pétrolier. En 2011, environ 5,5 tonnes ont été chargés et déchargés. Dans tous les ports djiboutiens, les chiffres de transbordement sont à la hausse ; ce qui fait miser le Djibouti sur l’expansion. Désormais, le pays veut offrir, en tout, six ports avec des investissements qui valent plus d’un milliard. Un d’entre eux est construit à Tadjourah, la ville la plus grande dans le nord du pays, pour charger du carbonate de potassium  de l’Ethiopie. En plus, un port est prévu pour l’export du sel djiboutien.

Djibouti comme plaque tournante

On travaille aussi sur l’infrastructure qui est nécessaire pour un pays transitaire au niveau de la circulation. En 1917 déjà, la France a fait construire la ligne de chemin de fer d’Addis-Abeba au Djibouti avec une longueur de 781 kilomètres. En effet, celle-ci ne peut plus venir à bout des quantités de transport de ces-jours-ci. Des travaux sont effectués pour l’amélioration et l’élargissement de cette ligne. En ce moment, on peut voir une forte circulation de camions sur une route bien organisée. Pas seulement la route vers l’Ethiopie est bien signalisée, de nombreux panneaux indiquent aussi la construction de la route grâce aux moyens de l’Union Européenne. Apparemment, l’Europe a reconnu l´importance de l’aide pour le Djibouti. Une commission trilatérale qui inclut l’Ethiopie s’occupe déjà de l’aménagement des lignes routières et des chemins de fer vers le Soudan du Sud, ainsi que de la construction d’un pipeline pour le pétrole sud- soudanais.

La fonction comme « plaque tournante » que le Djibouti voit en lui-même se montre aussi au niveau des télécommunications. Six grands câbles sous-marins passent vers le pays, autant que dans aucun des autres pays africains. Des sociétés de télécommunications de l’Italie et de l’Arabie Saoudite sont déjà sur place, des constructions de ports et de trains sont effectuées sous régie chinoise – un fait devenu habituel en Afrique. Pour les entreprises allemandes, le Djibouti est une tache blanche. La première conférence économique allemande qui y a eu lieu fin mars 2014 était pour étudier une éventuelle coopération.  Celle-ci fut organisée par le très dévoué ambassadeur de la République du Djibouti en Allemagne, S.E.M.  Aden Mohamed Dileita, avec le soutien de l’association Afrika-Verein de l’économie allemande et de  la chambre de commerce germano-arabe Ghorfa. Comptant 30 participants des grandes et moyennes entreprises, elle était la plus grande conférence économique d’un pays européen au Djibouti. Les entreprises sur le côté djiboutien manifestaient un grand intérêt. Plusieurs ministres (entre autres, celui des pour transports, de l´économie et des finances ainsi que celui des affaires étrangères) et même le premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, ne se sont pas privés de parler aux visiteurs allemands.

Les entrepreneurs allemands sont demandés

Les entrepreneurs allemands sont demandés au Djibouti. On est conscient de leur fiabilité, mais on connait également leur prudence. L’ambassadeur Dileita a mentionné dans son allocution d´ouverture : « Il est difficile de convaincre les allemands, mais quand c’est réussi, on les a gagnés pour longtemps ». Tous les domaines qui promettent des chances pour des affaires au Djibouti étaient évoqués : Banques et finances, l’eau et l’énergie, la construction, l’infrastructure et la logistique. Prometteur en plus sont les énergies renouvelables et la santé ainsi que la formation professionnelle. Ici, un grand besoin rencontre la compétence agréé de l’économie allemande et – en exception des énergies renouvelables – peu de concurrence chinoise. Les conditions pour des entreprises étrangères sont facilitées par l'installation d’un lieu d’accueil « one-stop » et d’une zone franche de 14 hectares.  Les implantations des investisseurs étrangers restent entièrement leur propriété, les capitaux et les rendements peuvent être sortis à 100 pour cent, il n’y a pas d’impôts sur les sociétés ou le revenu. Le secteur bancaire jouit de grandes progressions et fait preuve d’une forte réglementation, ce qui assure la sécurité financière. Le commencement d’une activité bancaire doit être autorisé par la banque centrale, des règles internationales pour l’activité commerciale sont respectées. Le pays a du potentiel aussi dans le secteur du tourisme, étant un territoire fructueux pour les plongeurs (et, d’ailleurs, pour les fermes agricoles). Celui-ci sera aménagé pendant les cinq ans qui viennent, car on offre autant que le Charm el-Cheikh égyptien, annonce le premier ministre aux représentants de l’économie allemande. En plus de nombreux projets pour l’infrastructure, le Djibouti dont l’économie enregistre un taux de croissance annuelle d’environ cinq pour cent offre un accès idéal à un grand marché, à savoir, pour les pays membres du Marché commun de l’Afrique orientale et australe, COMESA. « Don’t miss the opportunity, the Asians are ahead » (Ne manquez pas l’occasion, les asiatiques sont en avance), recommanda-t-il, aux invités allemands.  

(Rainer Schubert)

Sous-titre des photos :

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port à conteneurs de Doraleh I

Le ministre djiboutien des affaires étrangères et de la coopération internationale, Mahamoud Ali Youssouf

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Au podium : Le ministre djiboutien de l’Economie et des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh ; Jürgen Hogrefe de hogrefe consult, membre du comité de BUSINESS & DIPLOMACY